C'est en 2002 que je me retrouve confronté à l'avion : un séjour vers les Baléares m'oblige à un bref vol d'environ deux heures pour atteindre le soleil.72 heures avant l'embarquement la peur ne me quitte plus. Des images de crash. Je me vois constamment à bord d'un avion entrain d'exploser. Je pense à mes funérailles et au discours d'adieu. Un truc de malade ! J'oscille entre raison et déraison : des milliers de vols se produisent chaque jour alors pourquoi le mien, justement, devrait être problématique ? J'essaie de me remémorer les crash dont j'ai entendus parler ces derniers mois. Pas tant que ça finalement. Statistiquement j'ai donc des chances d'être dans le prochain... Waow mais t'es dingue ou bien ??? Et je bataille des heures durant à deux doigts d'annuler mes vacances !
Le vol en lui-même, avec l'aide d'un lexo complet, se déroule accroché à mon fauteuil : je ne suis pas sûr d'avoir lâché une seule fois l'accoudoir. Si on s'écrase, mon siège me retiendra bien...
Vol banal, j'arrive épuisé à destination. Mais il va bien falloir revenir. Alors épargnons-nous les détails de mon cheminement pour le retour : il est le même qu'à l'aller. Le vol, lui, aura presque été ennuyeux... Mais je suis en vie !
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