dimanche 15 juin 2008

Mais depuis quand j'ai peur en avion ?

C'était aux environs de la fin août 1997 : une brève escapade dans le sud de la France (en provenance des antipodes : Lille !), en un aller via les lignes intérieures Air France et deux sauts de puce Lille-Lyon, Lyon-Nice. Vol sans encombre, deux décollages (je n'aurai pris l'avion que pour les décollages...) et en 2 heures me voilà au grand soleil de la fin de l'été.

Retour selon le même plan de vol, la fleur au fusil j'embarque dans l'avion et comme toujours pas la moindre appréhension. Décollage : les moteurs vrombissent, on lâche les freins ! Collé au fauteuil, l'avion se cabre et prend son envol. Petit survol de la méditerranée et direction plein Nord. Ciel au grand bleu, ascension normale et altitude de croisière presque atteinte.

Soudain...

Une drôle d'appréhension. L'avion semble tomber, mon assise se dérober. L'avion à moitié vide, je cherche mon plus proche voisin du regard, besoin d'être rassuré. Je sens que je deviens blanc, vert bref, je blêmis, je ne comprends pas cette sensation. Le reste du vol se déroulera presque normalement.

Atterrissage à Lyon pour reprendre le vol de Lille. Juste avant d'embarquer annonce : " Vol annulé, le co-pilote s'est cassé le poignet !". C'était le dernier vol de la journée et, comme un drôle de pressentiment. La compagnie nous laisse le choix entre une nuit d'hôtel ou un retour en train. Je saute sur l'occasion et, persuadé que le vol du lendemain se crashera, je prends les rails. Arrivée en bon état le lendemain matin en gare de Lille, je n'apprendrai rien de plus au sujet du vol du lendemain matin...

Alors...

Comment cette drôle d'impression mal interprétée - la sensation de chute intervient après la phase d'ascension lorsque le pilote réduit les gaz - et ce drôle de pressentiment m'ont fait craindre l'idée du moindre vol ? Alors même que j'avais parcouru plusieurs milliers de kilomètres sans encombre, prenant les turbulences pour de joyeuses montagnes russes !

Méconnaissance des différentes phase d'un vol, claustrophobie, crainte de l'accident... Tous ces éléments ont jailli assez violemment et m'ont fait connaître la peur de l'avion !

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